Le bilan carbone est souvent perçu comme une obligation réglementaire pour les grandes entreprises. Pour une petite agence digitale, c'est un choix. Alors pourquoi le faire ? Et qu’est-ce qu’on en retire ?
Quand on pense impact environnemental, on pense avion, voiture, site de production industrielle. Pas vraiment à une équipe de concepteurs-pédagogues derrière leurs écrans.
Pourtant, la formation digitale a un poids. Et, même si celui-ci reste négligeable par rapport à un apprenan qui prendrait sa voiture pour se rendre dans un centre de formation physique, cela ne veut pas dire qu’on ne doit pas en tenir compte.
L'électricité consommée par les terminaux des apprenants, le matériel informatique, les logiciels, les serveurs - tout cela s’additionne. Ce poids s’alourdit avec l’enrichissement des catalogues de formation et l'équipement croissant des salariés en smartphones et tablette.
C’est un mouvement qui dépasse la formation : le digital s'installe dans tous les métiers, y compris les plus terrain. Pour autant, notre façon de contribuer nous appartient : tant dans nos pratiques métiers que dans nos habitudes du quotidien.
Le bilan carbone, une obligation légale ? Une structure de notre taille n'est soumise à aucune obligation réglementaire concernant le bilan carbone. Certains de nos clients nous le demandent et c'est une très bonne chose. Mais c'est avant tout une conviction portée par l’ensemble de l’équipe et motivée par l’envie d’être aussi exemplaires que possible dans nos actions.
Faire un bilan carbone sérieux représente plusieurs milliers d'euros et plusieurs dizaines de jours de travail pour une structure de notre taille.
Si la RSE est bien une incarnation concrète de nos valeurs, elle ne fait pas (encore) gagner des appels d’offre ! Le bilan carbone représente aujourd’hui quelques points dans certaines notations, sur environ 10 % de notre activité.
Alors pourquoi ? Parce que la responsabilité est une de nos valeurs fondatrices.
Nous avons lancé la démarche LNR (Label Numérique Responsable) en 2023. Travailler sur un bilan carbone était la suite logique.
L’objectif pour nous était de :
Nous avons choisi de nous faire accompagner par un professionnel certifié. Mais aussi d’inclure une seconde lecture par un autre professionnel indépendant pour challenger notre bilan carbone.
Dans le cadre de cette relecture, Eric de Courtois nous a accompagné en suivant la méthode ABC, la plus reconnue en France et des hypothèses de calcul issues de sources reconnues comme l'ADEME.
L’objectif : publier publiquement notre bilan sur le site de l’ADEME et sur notre site, avec des hypothèses comparables et “auditables”. Parce que dans l'exercice du bilan carbone, le choix des hypothèses est déterminant et laissé au libre choix de chacun.
Résultat ? Notre bilan est relativement léger. Ce qui est une bonne nouvelle en soi. Cela signifie aussi que nous avons relativement peu de leviers d’action. Mais cela ne nous dispense pas de faire le maximum.
Nos postes principaux d'émission :
Nos actions prioritaires en réponse :
Ce qui nous a surpris ? La part des repas du midi dans le bilan et notamment le poids de la viande rouge ! On a beau manger de la viande rouge que 2 déjeuners par mois cela représente la moitié de l’impact de nos repas…
Nous savons aujourd'hui calculer l'impact de la consommation d'une formation digitale : usage électrique, terminaux, nombre d'apprenants, durée. Cela permet à nos clients d'intégrer ces données dans leur propre bilan carbone.
Aujourd’hui, 100 % de nos réunions de lancement incluent désormais une discussion LNR et des choix à faire sur l'impact des créations. Cette pratique n'est pas anecdotique : c'est un signal que le sujet s'installe dans les pratiques.
Le sujet prend aussi de l'ampleur dans les discussions autour de l'IA. Notamment la tendance est à l’utilisation de l'IA pour réduire les coûts… Sans toujours mesurer ce que cela implique en termes d’empreinte carbone. Nous avons un vrai travail de pédagogie à faire de ce côté-là.
Un premier bilan carbone donne une base factuelle. Mais aussi beaucoup d'idées d'actions à mettre en place à court, moyen et long terme.
C'est une évidence, mais c'est pour nous le seul moyen d'en faire quelque chose !
C'est une prise de recul qui permet aussi de questionner sur l’exemple que l’on veut montrer dans 3 à 5 ans. Et de commencer à mettre en place des actions pour le construire dès maintenant.
En résumé, l'exercice vaut la peine d’être vécu. Pour tout ce que cela nous apprend sur nous-mêmes, en tant qu’individus et en tant qu’équipe. Mais aussi sur ce que nous sommes prêts à investir pour faire vivre et incarner nos valeurs, au-delà des bonnes intentions !
Vous souhaitez en savoir plus sur notre démarche LNR ou sur la façon dont nous mesurons l'impact environnemental de vos formations ? Parlons-en !


