Dans un premier article, on vous expliquait pourquoi une agence digitale comme la nôtre se lance dans un bilan carbone. Aujourd'hui, on vous partage plus en détail notre démarche. Voici nos chiffres poste par poste, nos hypothèses et comment on a investigué chacun d’entre eux.
Commençons par le chiffre global. Sur l'année fiscale 2024, notre bilan carbone s'établit à 34 tonnes de CO₂ équivalent, avec une incertitude d'environ 9 %.
Pour donner des repères plus parlants :
C'est un bilan relativement léger, ce qui est une bonne nouvelle en soi.
Mais un bilan léger, c'est aussi moins de leviers évidents pour réduire son empreinte. Raison de plus pour aller creuser chaque poste dans le détail, plutôt que de se cacher derrière le fait que notre impact est minime.
D’où viennent ces chiffres ? On a été accompagnés par un professionnel certifié, Eric de Courtois. avec une seconde lecture par un expert indépendant. Notre bilan carbone a été réalisé selon la méthode ABC, la plus reconnue en France, et nos hypothèses de travail sont issues de sources publiques comme l'ADEME (ce qui permet de rendre notre bilan auditable et publiable).
Avant de zoomer, voici la répartition de nos émissions, dans leur ensemble.
Trois postes concentrent l'essentiel : les achats, les déplacements pro et le matériel. C'est là qu'on a concentré le gros de notre travail.
Ils représentent presque la moitié de notre empreinte. Sous ce nom un peu technique se cachent nos équipements informatiques, notre mobilier… et un invité surprise : nos repas.
Bien que la viande rouge ne représente que 13 % de nos déjeuners, elle pèse pour la moitié de l'impact de nos repas. Autrement dit, 1 déjeuner sur 8, suffit à faire basculer la balance…
Ce qu'on met en place :
Séminaires, rendez-vous clients, déplacements entre nos différents sites : près d'1/4 de notre empreinte provient de nos trajets pros.
On a donc mis en place les déplacements 100% en train. C'est notre règle par défaut pour tous les déplacements pro.
C'est probablement notre action la plus visible et la plus facile à tenir dans la durée, car déjà très ancré dans habitudes de déplacement.
Ce poste représente le “coût carbone” de fabrication de nos équipements informatiques et de notre mobilier, réparti sur leur durée d'usage.
Traduction : plus on garde longtemps un ordinateur, plus on dilue son empreinte.
Ce qu'on met en place :
C'est d'ailleurs l'un des engagements prioritaires de notre labellisation Numérique Responsable (LNR), car son impact est significatif.
Celui-là nous tient particulièrement à cœur, parce que c'est notre cœur de métier. Chaque module créé, stocké, transféré puis suivi par plus de 100 000 apprenants chaque année a un poids : électricité, terminaux, serveurs.
Ce qu'on met en place :
Et ce travail sert directement nos clients : on sait aujourd'hui estimer l'empreinte d'une formation selon sa durée et son nombre d'apprenants. De quoi leur permettre d'intégrer ces données dans leur propre bilan carbone.
Les bâtiments (énergie, chauffage, climatisation de nos bureaux de Paris et Lyon) pèsent 3 %, et les déplacements domicile-travail seulement 1 %.
Des postes plus modestes, mais qu'on garde tout de même à l'œil : l'efficacité énergétique reste une responsabilité partagée, à laquelle toute l'équipe veille au quotidien.
On sait désormais où appuyer, ce que l’on peut faire évoluer facilement (le train), ce qui nous demande de faire évoluer nos habitudes à plus long terme (les repas) et ce qui touche directement notre métier (l'éco-conception).
Notre empreinte est faible mais l'exercice reste utile ! Car chaque levier compte, aussi petit soit-il. C'est notre façon de faire vivre nos valeurs et de faire en sorte qu’elles ne restent pas simplement de bonnes intentions 😉
Cette démarche nourrit aussi toute la réflexion qu'on mène avec nos clients.
Nous savons évaluer l'impact de chaque formation : c'est un indicateur précieux pour eux car il permet d’identifier tout de suite sur quels leviers agir pour réduire leur empreinte.


